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Précautions d’emploi de la phytothérapie


Certaines plantes contiennent des principes actifs qui peuvent être extrêmement puissants, d’autres sont toxiques à faible dose. Le fait que l’on n’utilise que des plantes ne signifie pas que cela est sans danger, la culture libre de certaines plantes est interdite dans certains pays, le cas le plus courant étant le pavot dont la culture est réglementée en France et destinée à la seule industrie pharmaceutique.

La pharmacologie reconnaît l’action bénéfique de certaines plantes et s’attache donc à extraire le principe actif de ces plantes. La consommation « brute Â» de la plante induit la consommation d’autres produits contenus dans la plante que le principe actif, ne permettant ainsi pas de connaître la dose exacte de principe actif ingéré entraînant un risque de sous-dosage ou de surdosage. Pour certains médecins phytothérapeutes, les autres principes vont atténuer les effets secondaires en entrant en interaction. Un exemple : la distillation de la lavande permet de dénombrer plus de 200 molécules différentes, dont des cétones et coumarines, dont la toxicité est moindre que s’ils étaient utilisés seuls .

La composition d’une plante peut varier d’un spécimen à l’autre, dépendant du terrain, des conditions de croissance, humidité, température, ensoleillement, qui vont déterminer ce que l’on appelle en aromathérapie le chémotype.

De même, il ne faut pas utiliser des plantes d’origine douteuse, puisque les facteurs de pollution, la cueillette et les méthodes de conservation, de stockage… peuvent altérer les propriétés des plantes.

Erreur de fabrication


À titre d’illustration, une préparation pour tisane amaigrissante, vendue en pharmacie, a ainsi fait des ravages au début des années 1991 : une erreur de fabrication a inclus une plante de la famille des aristoloches, très dangereuse, qui a entraîné des insuffisances rénales majeures et des cancers chez 110 personnes en Belgique.

Interaction


La prise simultanée de plantes médicinales et de médicaments peut entraîner l’interaction des deux remèdes et l’apparition d’effets secondaires, parfois graves. Par exemple, le millepertuis peut inhiber l’effet de médicaments comme la digoxine, la théophylline, les anticoagulants à base d’anti-vitamine K, des contraceptifs oraux et certains antidépresseurs, ou d’autres moins utilisés comme la ciclosporine, des traitements contre l’infection à VIH (sida) comme l’amprénavir ou l’indinavir, ou certains anticancéreux.

Naturel ne signifie pas bénéfique


Notons enfin que certains présentent la phytothérapie comme méthode « naturelle Â». Cet argument du naturel est souvent de type publicitaire ou d’effet de mode jouant sur une ambiguïté : naturel égalerait « bénéfique Â» et « inoffensif Â» (alors que la nature n’est ni bonne, ni mauvaise, la mort, la maladie, les venins ou les toxines étant naturels…). On estime que 5 % des intoxications sont dues aux plantes, parfois par des préparations phytothérapiques comme l’aconit.

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