Utilisation des médecines non conventionnelles par des médecins
Le serment d’Hippocrate réactualisé indique que le médecin doit respecter « toutes les personnes […] sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions». Ainsi, même s’il n’est pas d’accord avec une médecine non-conventionnelle, un médecin peut très bien y avoir recours pour respecter les croyances du patient. L’utilisation d’une médecine non-conventionnelle par un médecin, éventuellement au sein d’un hôpital, n’est donc pas une forme de validation de la méthode. D’un point de vue pragmatique, tant que la méthode apporte bien-être et réconfort, cela va dans le sens du bien du patient, le médecin y aura donc recours volontiers même s’il est convaincu que l’effet n’est que placebo (la médecine conventionnelle utilise d’ailleurs fréquemment des placebos). De même, la présence de lieux de prière et d’aumôneries au sein d’un hôpital n’indique pas que le personnel soignant est croyant, mais qu’il respecte la croyance des patients et accepte de mettre en Å“uvre tout ce qui n’est pas néfaste et apporte du réconfort.
Par ailleurs, rien n’empêche le médecin lui-même d’adhérer à une médecine non-conventionnelle.