Une économie publique ?
Les défenseurs des médecines non-conventionnelles mettent en avant que, favorisant le confort des utilisateurs, elles réduisent le recours aux méthodes conventionnelles, et peuvent donc représenter une diminution des dépenses publiques dans les pays disposant d’une assurance maladie. Certains praticiens ou laboratoires demandent même à ce que les pratiques non-conventionnelles soient remboursées par l’assurance maladie : cela serait une incitation à y recourir, donc génèrerait d’autant plus d’économie.
L’expérience de la Suisse entre 1999 et 2005 semble montrer au contraire que le remboursement de médecines non-conventionnelles ne génère pas d’économie. À l’inverse, le remboursement des médecines complémentaires n’a pas non plus généré de surcoût, elles ne représentaient que 0,16 % des dépenses de l’assurance obligatoire, mais de nombreuses dépenses étant prises en charge par les patients eux-mêmes ou de plus en plus par les assurances et mutuelles complémentaires (qui remboursent par ailleurs les soins prouvés efficaces). En ce qui concerne les granules homéopathiques en France, on ne peut nier que leur prix est très bas par rapport à celui aux médicaments classiques. Par ailleurs les médecines douces sont des thérapeutiques tournées vers la prévention.