Pertinence des appellations
Parmi les arguments utilisés par les adeptes des médecines douces pour en faire la promotion, on relève fréquemment :
le recours à la Nature, la référence au naturel : le fait qu’une substance est naturelle serait un gage de qualité. En effet, c’est juste par rapport à un produit chimique de synthèse mais on peut contester que la Nature soit uniquement douce : les catastrophes, les champignons vénéneux et les toxines sont naturels. C’est ce manque de nuances à propos des produits d’origine naturelle qui induit parfois de graves conséquences. Il faut user de sa raison pour différencier médicament naturel de toxine naturelle. Il en va de même du côté des traitements chimiques « conventionnels ». Par ailleurs, 70 % de la pharmacopée a pour origine une substance naturelle, la médecine conventionnelle est donc elle aussi, dans une certaine mesure, une « médecine naturelle ».
la référence à la tradition : il s’agit principalement des traditions asiatiques (chinoise, indienne) liées aux philosophies et aux cultures de ces pays et locales (française en France). Certains utilisent le terme « médecine occidentale » pour désigner la médecine conventionnelle, alors que celle-ci a diverses origines (notamment égyptiennes et arabes, voir Histoire de la médecine) et pas uniquement occidentale, et par ailleurs, les Japonais et les dignitaires chinois ont largement recours à la « médecine occidentale ».
