Complexités sémantiques de l’appellation
Le terme médecine non conventionnelle est le terme retenu par la Commission européenne pour qualifier les médecines alternatives, qui font l’objet d’une reconnaissance progressive en Europe depuis les années 1990.
On utilise aussi les termes de médecine douce, médecine complémentaire, médecine naturelle, médecine alternative, de médecine parallèle ou parfois de médecine holistique (puisque certaines prétendent traiter l’humain dans sa globalité).
Parler de « médecine parallèle » semble signifier qu’il y aurait deux conceptions de la médecine impliquant deux systèmes de soins fonctionnant indépendamment l’un de l’autre, avec le même degré d’efficience et de scientificité : les patients auraient donc le choix entre deux thérapeutiques qu’ils pourraient soit envisager comme alternatives et concurrentes, soit comme complémentaires l’une de l’autre.
L’appellation « médecine douce » semble dénoncer les pratiques thérapeutiques considérées comme agressives de la médecine conventionnelle par opposition à celles que proposent et développent ces autres médecines.
Par « médecine alternative », on envisage ces pratiques de soins comme substitutives, donc susceptibles de remplacer une démarche thérapeutique classique et conventionnelle.
Le terme « holistique » indiquerait que la médecine conventionnelle s’attacherait à traiter un organe ou une fonction précise, ce qui est certes le cas des spécialités médicales, mais pas systématiquement de la médecine en général.
Le terme de « médecine complémentaire » en revanche privilégie plutôt l’idée d’associer des traitements impliquant peut-être des « philosophies thérapeutiques » différentes mais capables de coopérer dans l’intérêt du malade .
